- Comité pour l'unité administrative de la Bretagne
Pourquoi réunifier la Bretagne ?
Pour respecter la volonté des Bretons
(des 5 départements).
La partition administrative de la Bretagne a été amorcée par le décret N¡2727 du 30 juin 1941 du régime de Vichy, puis maintenue à travers les différentes réformes régionales, toujours sans consultation démocratique des populations.
En Loire-Atlantique, la contestation contre ce découpage n'a jamais cessé. Depuis trente ans, l'opinion y demeure hostile, comme le prouve deux récents sondages (voir
sondage).
D'autre part le Conseil régional de Bretagne, à plusieurs reprises, a voté des vux favorables à la réunification administrative de la Bretagne.
L'unité culturelle
La culture en Loire-Atlantique n'est pas exclusivement bretonne, mais dans quel autre département breton l' est-elle ? Notre culture s'est toujours enrichie des apports extérieurs, français, européens et autres.
Prés de 50 associations, cercles ou bagadoù faisant expressément référence à la Bretagne existent en Loire-Atlantique. Le succès renouvelé du festival Anne de Bretagne, itinérant sur toute la Loire-Atlantique montre combien la culture bretonne est un ciment dans ce département.
La géographie
L'unité géographique du massif armoricain est indéniable. La péninsule bretonne englobe à l'évidence le département de Loire-Atlantique. La présence de la mer, le relief, le climat, les paysages dans leur variété, mais aussi dans leur profonde complémentarité, concourent à cette unité.
L'histoire
Voir l'
historique
L'économie
Tous les grands pôles économiques bretons , y compris la construction navale, automobile et l'aéronautique bénéficieraient de la réunification. C'est dans les domaines de l'agriculture, de l'agro-alimentaire, de la pêche et du tourisme que l'image bretonne surclasse nettement l'image artificielle "pays-de-loirienne" ou "vendéenne" que l'on impose aux productions de Loire Atlantique.
Rappelons que la Bretagne est connue dans le monde entier.

Argumentaire
- La Bretagne, est née de l'intime fusion d'un territoire, l'Armorique, avec des populations diverses mais dont les origines celtiques et la culture ont constitué un fort socle commun, une réalité humaine et historique. Ce territoire est aujourd'hui écartelé depuis le décret Pétain ö Darlan du 30 juin 1941, le privant de la Loire Atlantique, arbitrairement et sans aucune légitimité.
- Cette partition ne fait qu'ajouter au handicap de son excentration vis à vis des grands bassins industriels ouest européens, et se traduit par un niveau de vie inférieur à celui des autres grandes régions de la communauté, par un sous équipement en matière d'emploi et de moyens de communication.
- Cette partition brouille l'image de l'ensemble du territoire breton qui par ailleurs a su se redonner une identité forte par les actions conjuguées de sa culture issue de son histoire, de la qualité de ses produits, du dynamisme de sa population ainsi que du sérieux de sa main d'uvre.
Elle coupe son territoire situé en Loire Atlantique du réseau administratif et d'information de la " région Bretagne ".
- Cette partition entraîne une incohérence dans les projets d'infrastructure ferroviaires, routiers, portuaires et aéroportuaires. Elle entraîne des rivalités inutiles et dommageables du point de vue économique.
- Sa réunification constitue un préalable incontournable à son développement économique et son positionnement dans l'Europe des régions en gestation. Elle constitue un acte essentiel de reconstruction de l'entité " Bretagne "
- La globalisation des marchés nécessite en permanence des adaptations extrêmement rapides. L'échelon régional est aujourd'hui reconnu pour être le plus apte et le plus réactif face à ces grands changements et le label " fabriqué en Bretagne " soutenu par la forte identité culturelle bretonne constitue une image porteuse à exploiter.
- La Bretagne est au centre de la communauté de l'arc atlantique qui va de l'Ecosse à l'Andalousie, elle est au coeu>ur du réseau " autoroute des estuaires " imaginé par le CELIB il y a un demi siècle qui relie le Nord et le Sud " ouest européen " mais aussi des courants maritimes abordant l'Europe occidentale.
- A l'instar des grandes régions européennes, qui se sont toutes appuyées sur une unité géographique et historique, la Bretagne a besoin pour jouer ce rôle déterminant et être reconnue au sein de cette communauté, d'un maximum de cohérence, d'efficacité, de pertinence, que seule la réunification lui apportera en faisant coïncider son unité administrative avec son territoire identitaire.
- Sous le prétexte de " masse critique " la Datar envisage déjà de dissoudre la Bretagne au sein d'une région " Grand Ouest " aggravant toutes les incohérences déjà mentionnées et anéantissant de ce fait tout ce qui a été reconquis depuis un demi siècle en terme d'identité . A notre sens , ce concept n'a d'utilité que dans un contexte de coopération interrégional.
- Le comparatif avec d'autres grandes régions ou pays d'Europe met en évidence que la Bretagne historique peut se positionner très correctement dans ce contexte. L'Irlande, les Pays Baltes, dont la population est comparable ont connu un taux de croissance exemplaire au cours de cette dernière décade en sont l'illustration.
- Enfin il faut savoir que le 22 juin 2001 pour le Conseil général de Loire Atlantique et le 2 juillet 2001 pour le Conseil Régional de Bretagne, ces 2 institutions se sont toutes deux prononcées pour le rattachement de la Loire Atlantique par vote d'un vu, et que par conséquent, constitutionnellement parlant, toutes les conditions sont réunies pour que l'Etat prenne cette requête en compte.
Depuis 1989 de nombreux sondages n'ont cessé de confirmer l' attachement des populations de Loire Atlantique à l'idée de cette réunification et à la suite du dernier sondage IFOP du 30 juin dernier affichant clairement un taux de 75 % d'opinion favorable le gouvernement ne peux ignorer cette revendication légitime.
Il vous appartient , il nous appartient à tous de le lui rappeler par les voies démocratiques dont nous disposons.