CONSEIL GENERAL DE LOIRE-ATLANTIQUE voeu du 22 juin 2001
VOEU POUR LA RECONNAISSANCE
INSTITUTIONNELLE DE L'IDENTITE BRETONNE EN LOIRE-ATLANTIQUE
LE CONSEIL GENERAL DE LOIRE-ATLANTIQUE:
1) Rappelle que les limites territoriales actuelles des Régions sont
issues d'une décision non démocratique de 1941 organisant un
découpage administratif du territoire; qu'elles ont été
maintenues malgré l'avis contraire du Conseil Général
de Loire-Atlantique lors de la création des Etablissements Publics
Régionaux en 1972, et reconduites, sans nouvelle consultation, dans
la loi de 1982 instituant la Région en Collectivité Territoriale
de plein exercice "librement administrée par des Conseils élus
au suffrage universel direct".
2) Constate que le fort sentiment d'appartenance des habitants de Loire-Atlantique
à la Bretagne historique est une réalité.
3) Considère que dans notre République il est dangereux que
les Pouvoirs Publics restent indéfiniment sourds, indifférents
ou en décalage avec les aspirations des citoyens, au risque d'encourager
d'infimes minorités.
4) Souhaite qu'une nouvelle étape de la décentralisation permette
de faire émerger des territoires pertinents et dynamiques, de clarifier
et d'étendre les compétences des différentes Collectivités
Territoriales, facilitant ainsi, dans une démocratie plus proche et
plus quotidienne, la participation des citoyens à l'action publique.
5) Affirme que dans le contexte international des prochaines décennies,
de nombreux éléments plaident en faveur d'une stratégie
de développement économique forte, définie au sein d'une
Bretagne élargie: filières agro-alimentaires, biotechnologies,
nouvelles technologies de l'information et de la communication, plate-forme
aéroportuaire commune, avenir du transport maritime et des ports,
visibilité et attractivité internationale d'un territoire à
forte identité.
EN CONSEQUENCE, LE CONSEIL GENERAL DE LOIRE.ATLANTIQUE, REUNI LE 22 JUIN
2001:
- Décide la création d'une commission "ad hoc" chargée
de consulter, d'écouter, d'interroger, d'approcher tous les problèmes
qui pourraient se poser, qu'ils soient économiques, politiques, nationaux,
universitaires et de façon générale d'aménagement
du territoire.
Cette commission sera chargée -en relation avec le gouvernement -de
préparer une éventuelle consultation destinée aux habitants
de la Loire Atlantique voire des Pays de la Loire.
- Demande au Gouvernement d'organiser le débat public et les consultations
nécessaires, puis d'initier le processus législatif permettant
de réunir les cinq Départements bretons, associés aux
Départements voisins qui le souhaiteraient, dans une grande Région.
- Souhaite que le Gouvernement accompagne ce processus d'une incitation à
la création d'ententes interrégionales, telles que prévues
par la loi de 1992 sur l'Administration Territoriale de la République
et qui seraient compétentes pour traiter avec l'Etat des projets communs
d'aménagement du territoire à travers des Contrats de Plan
et des Schémas de services collectifs.
Voeu adopté par 46 voix pour, 1 contre, 3 abstentions
REGION BRETAGNE
4ème réunion ordinaire de 2001
Séance du 2 juillet 200 1
La Région Bretagne a le privilège
d'une identité culturelle et historique forte, qui constitue un facteur
essentiel de sa cohésion et de son dynamisme.
Le Conseil général de Loire-Atlantique
vient de demander l'organisation d'un large débat sur un rattachement
à la Région Bretagne. D'un point de vue historique et culturel,
cette perspective apparaît naturelle: les bretons en sont heureux et
le conseil régional de Bretagne s'en réjouit.
A deux reprises en 1981 et 1997, notre
Assemblée a souhaité qu'une concertation soit engagée
sur l'élargissement des limites de la région administrative
et affirmé son attachement à la réunification de la
Bretagne.
Cette question complexe implique un nombre
important de conséquences, tant pour les Régions Bretagne et
Pays-de-la-Loire que pour l'ensemble des conseils généraux
et les agglomérations de Rennes et de Nantes. Elle présente
aussi le risque d'une dilution de la Bretagne dans un grand ouest aux contours
et à l'identité mal définis.
C'EST POURQUOI LE CONSEIL REGIONAL DE
BRETAGNE
- REAFFIRME son vœu voté en 1997
en faveur de la réunification de la Bretagne.
- SOUHAITE que le débat national
sur la décentralisation soit l'occasion d'une réflexion sur
l'évolution du découpage des régions, leur donnant les
moyens de faire face aux défis de la régionalisation, du développement
économique et de la construction européenne.
- DECIDE que le Comité de travail
en charge de la rédaction d'un Manifeste breton pour la décentralisation
prolongera ses réflexions par un examen des problèmes liés
au découpage administratif de la région.
- DECIDE que ce Comité organisera
une réunion de travail avec les représentants des collectivités
concernées afin d'examiner les perspectives de mise en oeuvre des
objectifs affirmés.
Voeu adopté à l'unanimité
(trois non participation au vote)
LES ENQUETES D'OPINION SUR
LA REUNIFICATION DE LA BRETAGNE
Quatre enquêtes concernent uniquement la Loire Atlantique
Question: "Etes-vous pour le rattachement de la Loire Atlantique
à la Bretagne?"
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Sondage CREA (Centre de recherche et d'études
appliquées de l'Ecole Supérieure de Commerce de Nantes) commandé
en janvier 1986 par la télévision FR3-Nantes:
OUI 44.5 % NON 25,8 %
sans opinion 29,7 %
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Sondage SOFRES commandé en avril
1998 par le Pélerin-Magazine:
OUI 62 % NON 34 %
sans opinion 4 %
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Sondage TMO commandé en mars 99
par Ouest-France:
OUI 68 % NON 25 %
sans opinion 6 %
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Sondage IFOP commandé en juin 2001
par Ouest-France, publié le 1er juillet.
La question posée précise qu'il s'agit du "rattachement
à la région Bretagne".
OUI 75 % NON 16 %
sans opinion 8 %
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Une enquête sur les cinq départements bretons
Q: "Etes-vous pour le rattachement de la Loire Atlantique à
la Bretagne?"
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Sondage CSA en septembre 2000 pour Presse-Océan
et Le Télégramme de Brest
OUI 65 %
(63 % en région "Bretagne" (Côtes d'Armor 60%, Finistère
70%, Ille-et-Vilaine 60%, Morbihan 58%) et 71 % en Loire Atlantique)
NON 24 % (24 % en
région "Bretagne", 24 % en Loire Atlantique)
Sans opinion 11 % (13 % en région "Bretagne",
5 % en Loire Atlantique)
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Deux enquêtes en région "Bretagne"
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Sondage Institut Efficience 3 (Ouest-France
23 nov 2001), commandé par le Conseil de recherche économique
et sociale du Royaume-Uni, avec la même question que dans le sondage
CSA et des réponses quasiment identiques (sondage CSA: 63% pour):
OUI 62.6 % Peu favorable 9,1 %
NON 14,4 % Sans opinion 12,8 Refus
1,1
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Sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France (3
nov 2002). Une question porte sur "redécouper les régions,
par exemple regrouper la Loire Atlantique et l'actuelle Bretagne"
OUI 67 % NON 31 %
Sans opinion exprimée 2%
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La première enquête en Pays de la Loire
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Sondage IFOP pour Dimanche Ouest-France (13
oct 2002). Même question que dans le sondage IFOP du 3 nov 2002
en Région Bretagne:
OUI 56 % (Loire Atlantique
71 %, Sarthe 60%, Maine et Loire 45%, Vendée 44% Mayenne 40%)
NON 42%
Sans opinion exprimée 2%
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CHARTE DES ELUS
POUR LA REUNIFICATION DE LA BRETAGNE
Dont premiers signataires:
Jean-Yves COZAN (29), Vice-Président du Conseil Régional
François GOULARD (56) député-maire de Vannes
Jean-Marie GOATER (35), conseiller municipal de Rennes
Joël GUERRIAU (44), Maire de Saint-Sébastien sur Loire, Vice-président
du Conseil Qénéral , Chargé du développement
économique
Christian GUYONVARC'H (56) maire-adjoint de Lorient, conseiller de la Communauté
urbaine
Marc LE FUR (22), conseiller régional et conseiller général
Patrick MARESCHAL (44), conseiller général
Pierre MEHAIGNERIE ;(35), député-maire de Vitré, ancien
ministre
Jean-Pierre THOMIN (29), maire de LAnderneau, conseiller régional
Christian TROADEC (29), maire de Carhaix.
FICHE SIGNALETIQUE
Le Comité pour l'Unité Administrative de la Bretagne
Les étapes successives de la décentralisation constituent la
toile de fond de la lutte pour la réunification de la Bretagne, dont
l'épicentre se situe en Loire Atlantique puisqu'il est le département
écarté de la région Bretagne.
Une association démocratique (Loi 1901)
Le CUAB a pris en 1980 le relais de "B5" (Bretagne 5 départements)
qui organisa notamment la première grande manifestation nantaise du
25 avril 1976. L'Assemblée Générale du 25 septembre
1982 le définit comme une fédération d'organisations
culturelles ou politiques, disposant d'un bulletin trimestriel "Le courrier
de l'Unite'" et publiant des plaquettes, dont la première "La Bretagne
à 5 départements, grande région européenne" situe
les enjeux à leur véritable niveau.
Depuis sa création, l'unique objectif du CUAB est la réunification
de la Bretagne. Sa capacité d'action et ses ressources financières
proviennent pour une part des militants individuels qui, depuis 1990, peuvent
adhérer au CUAB. En juin 2002 leur nombre s'élève à
700.
D'autre part, le CUAB regroupe 80 associations de toutes tailles, dont de
grandes fédérations, ce qui représente de 40 à
50000 personnes.
L'actuel président est un Nantais, Mr Alain Grand Guilllot.
Un mouvement citoyen
Pour être plus en phase avec la majorité de la population (de
toutes tendances politiques), l' Assemblée Générale
du 5 novembre 2000 décide que les organisations politiques ne peuvent
plus adhérer au CUAB.
Il en résulte que le CUAB est plus que jamais un mouvement citoyen
libre de tout engagement politique et qui contacte les élus sans tenir
compte de leur étiquette.
Par exemple, lors des élections législatives de 2002, le CUAB
a soutenu les candidats de droite et de gauche qui s'engageaient à
demander au gouvernement de saisir le Parlement d'un projet de loi sur la
réunification de la Bretagne. (Par éthique démocratique,
le CUAB ne soutient en aucun cas les candidats d'extrême-droite et
n'a aucun contact avec leurs partis).
Une expertise reconnue
Le CUAB a organisé de multiples colloques ou journées d'étude
sur les problèmes liés à la modification de limites
régionales et à la réunification de la Bretagne. Des
recherches ont été menées par des universitaires et
des travaux publiés. Le CUAB a ainsi acquis une compétence
qui, ajoutée à sa neutralité politique, lui vaut la
confiance des élus.
Les actions récentes ou en cours
Des manifestations de rue se sont succédé à Nantes:
le 1er mars 1998, le 6 mars 1999 et le 30 juin 2001.
A la suite des voeux votés par le Conseil Général de
Loire Atlantique et le Conseil régional de Bretagne, le CUAB présenta
le 30 juin 2001 un dossier au Premier Ministre, Mr Lionel Jospin.
Devant le silence du gouvernement, le CUAB lance alors la
Charte des Elus
pour la Réunification de la Bretagne, après avoir recueilli
l'accord d'une dizaine de personnalités politiques de tous bords.
En juillet 2002, l'opération bat son plein et déjà les
1200 signatures sont dépassées (dont celles de 15 députés).
En février 2003 le nombre des signataires atteint 2200.
Le 24 juillet 2002, le CUAB dépose à la préfecture
de Loire Atlantique un nouveau dossier à destination du Premier Ministre
Mr Jean-Pierre Raffarin.